Au 1er plan, « Ksar Ikhramjywne » et, en arrière-plan « Ksar Athman ou Moussa »
| | | |

Fraction Ait Touloute – Ksar Ikhramjywne

D’après Lhou Nait-0uzza, Actuellement le plus vieux et anciens d’Athmane ou Moussa, au cours de la dernière moitié du 19 ème siècle, un proche de Zaid-N’Ait Ali venait du Ksar Flilou pour rendre visite au Kaide Ali, qui lui était proche, à la Kasbah Ksar Athmane ou Moussa .

*

Ce proche du Kaide Ali venant du Ksar Flilou , rencontra le fameux Addi Nait-taghdilte .Le visiteur s’était moqué de celui-ci qui prenait rancune ,sans réfléchir, le tua à coup d’Arquebuse

La Kasbah ksar Athman ou Moussa, bâti par les Aït Izdeg, fut longtemps un centre de pouvoir et de rivalités. Les marchés y étaient animés, les échanges vifs, et parfois les tensions éclataient, allant jusqu’à des affrontements armés entre clans. Athman ou Moussa n’était pas seulement un lieu de résidence : c’était un espace de négociation, de pactes et de serments. Les coutumes tribales (izref) y réglaient les conflits, Cette Kasbah, comprenait quatre Tribus : –Les Ait Yddère( Ait Ouali Ohsaine…), –Les Ait Ben Haddou(Moha N’Ait Mohande ;Ali N’Ait Harrou …) , –Les Ait Fèrgane( Hsaine N’Ait Tiyni…) – Les Ait Bouchlihe (Lahsane N’Ait Ouzza,Ait Taghdilte,Ait Obazroure…).

A cause de ce drame, Athmane ou Moussa se divisa en trois Fractions- » krade Ighsane »- (ce qu’on appellaient Fraction Ait Touloute)

Les proches de Zaid-N’Ait Ali et leurs Alliers constituaient de deux fractions, déclanchaient la guerre contre Les Ait Bouchlihe et leurs Alliers pour venger leur proche assassinait en organisant un blocus contre eux, Ceux-ci bloquaient à l’intérieur du Ksar, privaient d’eau, eux et leur cheptel. Pour luter contre la soif, ils utilisaient l’eau stagnée dans le puit réservé comme assainissement aux eaux pluviales et ceux de la fonte des neiges (Amane Nlaghdire Norahbi Nouanou). « ce puit existe à nos jours et joue le même rôle qu’avant .

Désespérés, ils demandaient secours aux Notables et Sages des tribus de l’alliance, de « Tachaouite » à « Tatiouine », de leur trouver solution pour cet enclavement. En fin de compte, le conseil des sages, après long débat, jugeaient pour Les « Ait Bouchlihe » d’évacuer le Ksar une fois pour toute .Ceux-ci demandaient assurances et respect pour eux,leurs Alliers, leur familles et tout leurs biens au cours de leur déplacement…

Le clan Ait Bouchlihe, en quitant Athmane ou Moussa, se divisaient en trois portions ; L’une, constituait de « Lahsène N’Ait Ouzza », « Moha Ouhrou N’Ait Ouzza », « AitObazroure …; choisissaient la colline à l’est,(L’emplacement actuel du « Centre Ville » « souk J’did »), où ils construisirent un nouveau ksar fortifié, de forme rectangulaire, possède des tours d’angle et une porte ouverte à l’est. Sa taille rappelle celle du « Ksar Bouzmella », en le nommant « IGHRAM-IDJIOUENE » (le riche ksar) qui par le temps, s’est transformé par cause de prononciation à « IKHRAMJYWNE ».

L’autre portion, la deuxième, constituait de Ait Ouâli prenaient refuge à Ksar Tachaouite. La troisième portion, les Ait Taghdilte, le Tueur et sa Famille se dirigèrent vers » NZALA » à 40 Km de Midelt vers Errachidia…

 Expulsés de leur Ksar, pris de honte et de rancunes, après être stabilisés, s’organisaient en formant des troupes de brigands constituaient de jeunes et forts gens s’attaquaient aux biens de leur rival ; ils leurs interdisaient de cultiver leurs champs, d’abreuver leurs bestiaux ou de se déplacer librement …

Un jour, un membre de la famille d’ Ait Ioujjighne , se trouvait mort gîté devant l’ entrée du ksak Bab Rih tué à coup d’Arquebuse par un atrrasse…
Furieux, pris de panique, les deux fractions réunissaient la Jmaâ pour concilier. La fraction expulsée demandait retour à son gîte
Lahsène N’Ait Ouzza, Moha Ouhrou N’Ait Ouzza, Ait Obazroure d’ IKHRAMJYWNE et
Ait Ouâli de Tachaouite revenaient à leur ksar Athmane ou Moussa. La troisième portion, les AitTaghdilte le Tueur et sa Famille restaient à NZALA….
A l’arrivée du protectorat français,ils trouvèrent l’emplacement de la Kasbah d’ « Ikhrajywne » comme Point stratégique pour un village moderne  qu’il nommerai  « Midelt »  alors le ksar subit sa métamorphose prétorienne et perdit peu à peu son rôle;pour les Habitants, le protéctora leur avait construit un cartier moderne à l’Ouest, Cartier Ikhramjywne actuel…

Ainsi, du Ksar Athman ou Moussa au Ksar Ikhramjywne, chaque fraction est une étoile dans la constellation des Aït Izdeg. Leur héritage n’est pas figé : il palpite encore dans les chants, les gestes, les fêtes, et dans la mémoire des pierres. Ces ksour, fragiles mais fiers, sont des prières de terre adressées au ciel, des témoins qui répètent inlassablement : « Nous étions là, nous sommes encore. » Et peut-être est-ce là la véritable richesse : non pas la permanence des murs, mais la continuité des voix qui, de génération en génération, tissent le fil invisible d’une identité partagée.


Ait Laydi Mohamed    le 21 fevrier 2009

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *